La situation humanitaire demeure critique pour des centaines de ménages déplacés ayant fui les violences au Nord-Kivu. Installés à Béni depuis février, ces familles, venues de Goma et Kanyaruchinya, peinent à recevoir une aide adéquate.

Le notable de Rutshuru, Aimé Mukanda Mbusa, tire la sonnette d’alarme. Il exhorte le gouvernement congolais à agir rapidement pour soutenir ces populations vulnérables qui, selon lui, sont livrées à elles-mêmes.

« Parmi les déplacés qui vivaient à Goma et Kanyaruchinya, nous avons enregistré plus de 800 ménages désormais installés à Béni-ville. Depuis février, ils sont totalement abandonnés, aussi bien par le gouvernement de Kinshasa que par les organisations humanitaires », déplore-t-il.

Hotel de ville de Béni siége provisoire du gouvernement provincial du Nord-Kivu

Face à cette détresse, ce défenseur des droits humains appelle les autorités et les partenaires internationaux à intervenir de toute urgence.

« Nous lançons un SOS au gouvernement et aux humanitaires afin qu’ils viennent en aide à ces déplacés. Certains survivent tant bien que mal dans des familles d’accueil, tandis que d’autres n’ont que des hangars pour se protéger », ajoute-t-il.

Il convient de rappeler que de nombreux autres habitants, craignant pour leur sécurité, ont préféré fuir vers des zones contrôlées par les FARDC. Là aussi, les besoins humanitaires restent préoccupants, exigeant une réponse rapide et coordonnée des autorités et des acteurs de l’aide internationale.

Par Obadias Kanoba

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