Vatican, 1er juillet 2025 — Depuis le Saint-Siège, le cardinal Fridolin Ambongo a exprimé son soutien à l’accord de paix conclu le 27 juin dernier à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis.
Lors d’une interview accordée ce mardi, le haut prélat congolais a salué une initiative diplomatique majeure visant à mettre fin à la guerre qui ravage l’Est du pays depuis plus d’une décennie. « Un accord a été signé, et nous savons dans quel contexte cela a eu lieu : la guerre à l’Est de notre pays, avec les M23 soutenus par un pays voisin, le Rwanda, provoque des conséquences humanitaires désastreuses. Nos frères et sœurs souffrent », a-t-il déclaré.
Tout en reconnaissant la complexité des enjeux, notamment les implications politiques, militaires et économiques de cet accord, le cardinal Ambongo insiste sur l’urgence de mettre un terme aux souffrances des populations civiles. Il appelle donc à une mobilisation nationale et internationale pour garantir la mise en œuvre effective des engagements pris par les deux parties.
« Toute initiative visant à soulager la souffrance de notre peuple mérite d’être soutenue », a souligné le cardinal, plaidant pour un accompagnement rigoureux du processus de paix par la société civile, les Églises et les partenaires internationaux.
L’accord signé à Washington prévoit notamment un cessez-le-feu immédiat, le retrait des groupes armés étrangers, et la mise en place d’un mécanisme conjoint de surveillance avec l’appui des États-Unis et du Qatar. Reste à voir si les conditions politiques et sécuritaires permettront sa mise en œuvre durable, dans une région marquée par une succession d’accords non respectés.
Le message du cardinal Ambongo présenté comme une figure emblématique et souvent opposée aux dirigeants congolais actuels, intervient à un moment où les Congolais oscillent entre espoir et scepticisme. Pour beaucoup, le soutien de l’Église catholique à la paix est un signe fort, mais il devra s’accompagner d’une vigilance citoyenne pour éviter que cet accord ne devienne, une fois de plus, un simple texte sans effets concrets.
Par Thierry Bwongo









