Le Club Changer la Vie/RDC (CCV-RDC), une organisation non gouvernementale congolaise, alerte sur l’absence d’assistance humanitaire dans plusieurs localités du territoire de Nyiragongo, six mois après le retour massif des déplacés de guerre dans leurs zones d’origine.
Alors que la majorité des déplacés ont regagné leurs foyers, une large frange de la population locale demeure exposée aux conséquences persistantes du conflit. Elle semble avoir été reléguée au second plan par les interventions humanitaires, malgré une vulnérabilité toujours aiguë.

Selon le CCV-RDC, cette population, qui a cohabité pendant près de cinq ans avec des déplacés venus de divers horizons, fait désormais face à de nombreux défis exacerbés par l’insécurité et la précarité croissante dans l’est de la République démocratique du Congo.
« Cette communauté ne devrait pas être abandonnée. Pourtant, nous constatons que l’essentiel des acteurs humanitaires se concentrent uniquement dans les groupements de Kibumba et Buhumba, négligeant d’autres localités tout aussi vulnérables », déplore le chargé de communication du CCV-RDC.
Face à cette inégalité dans la répartition de l’aide, l’organisation plaide pour une collaboration renforcée entre ONG locales et internationales. Selon elle, une meilleure synergie permettrait de relayer les alertes issues du terrain et d’intervenir efficacement dans toutes les zones concernées.

« Cette coopération est essentielle pour élargir la couverture humanitaire, sauver des vies menacées et réduire la vulnérabilité dans l’ensemble du territoire », insiste Janvier Ndinayo, membre de l’ONG.
Parmi les besoins les plus pressants signalés par la population : l’accès à l’eau potable, la gratuité des soins de santé, ainsi que la distribution de vivres et de produits non alimentaires.
« Cette alerte repose sur une enquête menée par nos équipes, qui a permis à la population d’exprimer ses doléances dans une situation particulièrement difficile », conclut-il.
D’après le CCV-RDC, aucune assistance notable n’a été accordée à ces communautés depuis le retour des déplacés.
Par Kanoba Obadias









