Komanda, Ituri — Une nouvelle tragédie ensanglante la province de l’Ituri. Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, au moins 38 civils ont été brutalement massacrés dans la cité de Komanda, territoire d’Irumu, lors d’une attaque attribuée aux rebelles ougandais des ADF, affiliés à l’État islamique. Parmi les victimes figuraient principalement des membres du mouvement d’action catholique Croisade Eucharistique, réunis pour une veillée de prière à la paroisse Bienheureuse Anuarite.

Selon le communiqué officiel de la troisième zone de défense des FARDC, les assaillants ont tué une quarantaine de personnes à la machette, laissant derrière eux plusieurs blessés graves et un sentiment d’effroi. Des corps ont été retrouvés à proximité des lieux de culte, et plusieurs jeunes fidèles sont encore portés disparus. L’ONG CNCDH confirme un bilan provisoire de 38 morts, tandis que les autorités militaires identifient clairement les ADF comme auteurs de ce massacre.

Dans un communiqué publié le 28 juillet 2025, Son Excellence Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, a exprimé avec une vive émotion ses condoléances aux familles endeuillées et réaffirmé le soutien total de l’État aux victimes. « Le Gouvernement condamne avec fermeté cet acte lâche et odieux, visant à répandre la terreur et à saper les efforts conjoints des FARDC et de l’armée ougandaise », peut-on lire.
Face à l’horreur, la Cheffe du Gouvernement exhorte la population à faire preuve de courage et à renouveler sa confiance envers les forces de défense et de sécurité. Elle assure que toutes les dispositions sont prises pour assurer une prise en charge rapide des victimes et intensifier les opérations militaires afin de mettre un terme à l’activisme des terroristes dans la région.

Cette attaque survient alors que l’Ituri est placée sous surveillance militaire conjointe entre les FARDC et l’UPDF. Elle relance des inquiétudes sur la capacité des forces alliées à protéger les populations civiles face à une menace persistante et transfrontalière. Les familles des victimes et les communautés chrétiennes endeuillées attendent désormais des actes concrets pour éviter que ces tragédies ne se répètent.
Par Thierry Bwongo









