La Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) a condamné avec la plus grande fermeté les récentes attaques attribuées aux rebelles ADF, qui ont causé la mort d’au moins 52 civils entre le 9 et le 16 août 2025 dans les territoires de Beni et de Lubero, au Nord-Kivu. Parmi les victimes figurent huit femmes et deux enfants, selon un bilan officiel.
Ces attaques ont également entraîné de nombreux enlèvements, des incendies de maisons et des pillages. Dans un communiqué, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a dénoncé « des actes intolérables, constitutifs de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains ».
En réponse, la MONUSCO a renforcé ses actions de protection : sécurisation de 206 civils réfugiés à Mayi-Moya, patrouilles conjointes avec les FARDC, déploiement de troupes supplémentaires à Komanda et Ofaye en Ituri, ainsi qu’une intensification des patrouilles à Oicha et sur l’axe Mavivi–Eringeti.
Tout en appelant les groupes armés à déposer les armes, la mission exhorte les autorités congolaises à ouvrir des enquêtes pour identifier et juger les responsables. La MONUSCO réaffirme son engagement à protéger les civils et à soutenir la stabilisation des zones affectées.
Par Kanoba Obadias









