Ce mardi 9 septembre, une délégation conjointe d’experts de l’Union européenne et des États-Unis a présenté les conclusions des études de préfaisabilité du projet du Corridor de Lobito. La réunion, jugée stratégique, s’est tenue dans le cabinet de travail du Vice-Premier ministre en charge des Transports, des Voies de communication et du Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.

Le Corridor de Lobito vise à réhabiliter la ligne ferroviaire reliant Dilolo, Kolwezi et Tenke. Selon les estimations, cette première phase nécessiterait un investissement de plus de 410 millions d’euros. Ce montant couvre les travaux de réhabilitation, tandis que les coûts de gestion et d’entretien sur une période de dix ans sont évalués à environ 180 millions d’euros, comme l’a précisé Monsieur Capone, l’un des intervenants.
L’intérêt croissant de plusieurs institutions financières pour ce projet a été souligné durant la réunion. Les experts ont présenté différents modèles de gestion envisageables, notamment une gestion publique ou un partenariat public-privé. Ces options sont actuellement à l’étude avec les autorités congolaises.

Le projet ne s’arrête pas là. Une seconde phase pourrait prolonger la ligne jusqu’à la frontière zambienne. Cette extension nécessiterait un investissement estimé entre 1 milliard et 1,5 milliard d’euros, selon le Premier conseiller et Chef de coopération de la délégation de l’Union européenne en RDC.
Par Jojo Michel Luzolo









