La récente baisse des prix du carburant à la pompe en République Démocratique du Congo (RDC) soulève de nombreuses questions. Est-elle uniquement due à la conjoncture internationale ? Ou résulte-t-elle aussi d’actions internes du gouvernement congolais ? Une lecture équilibrée et objective s’impose.
Facteurs internationaux déterminants
Plusieurs dynamiques mondiales expliquent cette tendance :
- Assouplissement des quotas de l’OPEP : les pays producteurs ont relevé leur niveau de production pour répondre à la demande mondiale.
- Reprise des exportations pétrolières via la Turquie : cela a fluidifié l’approvisionnement global.
- Ralentissement économique en Chine : premier importateur mondial, la baisse de sa demande impacte directement les prix du brut.
Résultat : une détente des prix sur les marchés internationaux, qui se reflète à la pompe dans plusieurs pays, dont la RDC.
Réformes internes saluées
Côté national, cette baisse n’est pas uniquement attribuable aux facteurs extérieurs. Des efforts internes ont contribué :
- Rationalisation des structures de prix : initiée par l’ancien ministre Kalumba, cette réforme a permis de mieux encadrer les marges commerciales.
- Poursuite des réformes par le gouvernement actuel : malgré les résistances, le pouvoir a mené à bien ce processus de transparence et d’assainissement.
Un appel à la rigueur
L’auteur, l’Honorable Professeur Godé Mpoy, plaide pour une lecture technique et économique du phénomène, loin de toute instrumentalisation politique.
« La baisse des prix du carburant est le résultat d’un double mouvement : conjoncture internationale et volonté nationale de réforme », affirme-t-il.
Il appelle à des débats publics basés sur des faits et non des récits partisans, afin de renforcer la confiance dans les politiques économiques.
Par l’Honorable Professeur Godé Mpoy | Édité par Didier Mbongomingi









