Juin 2021.
Pour la première fois dans l’histoire de la République démocratique du Congo, la Banque Centrale du Congo (BCC) est soumise à un audit en profondeur par une institution de contrôle : l’Inspection Générale des Finances (IGF). La mission couvre la période 2014–2019 et livre des conclusions accablantes.
Voici les principaux faits révélés par l’IGF :
- 630 millions USD introuvables : des paiements effectués par la Gécamines via le compte de la BCC ont mystérieusement disparu.
- 20 millions USD retirés sans justification : ces fonds ont été sortis de la BCC à quelques jours de la remise et reprise entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, sans aucune traçabilité.
- Des cartes VISA connectées au Trésor public : attribuées à des dignitaires et à leurs proches, elles ont permis des retraits mensuels allant jusqu’à 100.000 USD par carte.
- 50 millions USD d’impôts non versés : la BCC a omis de reverser les IPR (impôts sur les rémunérations) dus à l’État, en violation flagrante des obligations fiscales.
Des décisions fortes ont suivi :
- Limogeage de l’équipe dirigeante de la BCC
- Suppression des cartes VISA rattachées au Compte Général du Trésor
Un signal fort.
L’IGF, menée par Jules Alingete “l’Alligator”, amorce ici un tournant décisif vers la transparence et la redevabilité. L’heure n’est plus aux constats passifs. La machine de la bonne gouvernance est en marche.
Le réveil, c’est maintenant.
Des explications de Christophe Masala









