Kinshasa, 5 novembre 2025 – La Banque Centrale du Congo (BCC) a réagi avec fermeté face aux informations circulant sur les réseaux sociaux et certains médias, selon lesquelles le Gouverneur aurait reconnu une baisse des recettes budgétaires liée à l’appréciation du franc congolais. Dans un communiqué officiel publié le 4 novembre, l’institution monétaire a qualifié ces allégations d’« erronées et fallacieuses », tout en apportant des preuves chiffrées pour rétablir la vérité.
Contrairement aux rumeurs, les données officielles de la BCC montrent que les recettes publiques ont non seulement résisté, mais dépassé les prévisions budgétaires au cours des derniers mois.
- Septembre 2025 : les recettes se sont élevées à 21.881 milliards de CDF, contre une prévision de 20.512 milliards, soit un surplus de 1.369 milliards.
- Octobre 2025 : elles ont atteint 23.727,7 milliards de CDF, dépassant les assignations de 22.422,4 milliards, ce qui représente une plus-value de 1.305,7 milliards.
Ces performances interviennent dans un contexte où le franc congolais s’est fortement raffermi. Le taux de change est passé de 2.858,9 CDF pour un dollar américain en août à 2.548,8 CDF fin septembre (appréciation de 12,2 %), puis à 2.247,9 CDF fin octobre (appréciation de 14,1 % par rapport au mois précédent).

La BCC souligne que cette dynamique traduit la solidité retrouvée de la monnaie nationale et la résilience de l’économie congolaise. Loin d’affaiblir les finances publiques, l’appréciation du franc congolais s’accompagne d’une mobilisation accrue des recettes, dépassant régulièrement les assignations budgétaires.
Le tableau et le graphique publiés par l’institution illustrent clairement cette tendance : la courbe des recettes suit une progression ascendante, tandis que le taux de change enregistre une baisse continue, signe d’un raffermissement de la devise nationale.
Dans son communiqué, la Banque Centrale appelle la population à la vigilance et à la responsabilité face aux rumeurs diffusées en ligne. Elle invite les citoyens, les médias et les acteurs économiques à se référer exclusivement aux données statistiques officielles disponibles sur ses canaux de communication.
« Il s’observe plutôt une plus-value des recettes publiques par rapport aux prévisions budgétaires, dans un contexte de raffermissement de la monnaie nationale », insiste la BCC, rappelant que la désinformation peut fragiliser la confiance dans les institutions et perturber la stabilité économique.
Par Thierry Bwongo









