Wuzhen (Chine), 7 novembre 2025 – La République Démocratique du Congo a marqué sa présence au Sommet mondial de l’Internet par la voix de la ministre d’État Raïssa Malu. Dans le prestigieux Wuzhen Conference Hall, elle a livré un plaidoyer vibrant en faveur d’une éducation numérique souveraine, socle de la souveraineté nationale et clé de voûte d’une communauté de destin partagée dans le cyberespace.

Une décennie de vision et d’engagement
Ce sommet, qui célèbre le dixième anniversaire de l’idée fondatrice de bâtir une communauté de destin numérique, a été l’occasion pour la ministre congolaise de rappeler que le numérique est une autoroute vers le progrès, mais que seule l’éducation constitue le véritable permis de conduire.
« Pour la RDC, cette communauté de destin n’est pas une simple formule diplomatique, c’est un impératif de développement. Le cyberespace est la nouvelle frontière de l’humanité. L’Afrique, avec sa jeunesse et son potentiel, entend y prendre sa part », a-t-elle affirmé devant un parterre de dirigeants et d’experts internationaux.
Raïssa Malu a également insisté sur la cybersécurité, qu’elle a qualifiée de pilier de la souveraineté et de la confiance. Elle a réaffirmé l’engagement de la RDC à inscrire son action dans le Plan national du numérique (PNN), dont l’ambition est de faire du pays un hub technologique régional d’ici 2030.

Au-delà des infrastructures et des politiques, la ministre a plaidé pour une nouvelle citoyenneté numérique, inclusive et équitable. Elle a mis en avant la nécessité de promouvoir la diversité linguistique, l’égalité de genre et l’équité dans la co-création des valeurs au sein du cyberespace.
Son message s’est voulu porteur d’espoir et de responsabilité : construire un monde numérique où chaque voix compte, où chaque culture trouve sa place, et où la jeunesse africaine peut pleinement déployer son potentiel.
La participation de Raïssa Malu au Sommet mondial de l’Internet en Chine est un signal stratégique : la RDC entend se positionner comme acteur incontournable de la gouvernance numérique mondiale. En plaçant l’éducation au cœur de son plaidoyer, la ministre rappelle que la souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se construit par la formation, l’inclusion et la confiance.
Par Afy Nzanga









