La crise agricole s’aggrave dans le groupement de Kisigari, territoire de Rutshuru, notamment dans les localités de Mihika, Bikenke, Ruvumu, Kanombe et Bukima. Les cultivateurs de ces zones rurales sont victimes d’une baisse drastique de la production, due principalement à la destruction de leurs cultures par des animaux sauvages en provenance du Parc national des Virunga.

Selon plusieurs témoignages, cette situation découle de la démolition de l’enclos de protection de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) pendant la guerre. Sans barrière, les gorilles, buffles et autres animaux errent librement, ravageant champs de sorgho et de maïs.

« Le sorgho était prêt à être récolté, mais les gorilles ont tout détruit. Même l’ICCN ne réagit pas », déplore un cultivateur local. Daniel Kaburiga, également agriculteur, témoigne : « La pauvreté s’aggrave, car nos récoltes sont anéanties. Nous avons faim malgré les moissons. »

À cela s’ajoutent des causes agronomiques. L’ingénieur Kajibwami, agronome du groupement, pointe l’érosion hydrique et le manque d’amendement des sols comme facteurs aggravants. Il recommande l’usage d’engrais organiques pour restaurer la fertilité des terres.

Les paysans, désemparés, lancent un appel à l’aide humanitaire pour subvenir aux besoins urgents de leurs familles et relancer leurs activités agricoles.

Par Kanoba Obadias

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