À Davos, au cœur des Alpes suisses, la rencontre entre Sa Majesté le Roi des Belges et le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo n’était pas un simple rendez-vous protocolaire. Elle portait le poids d’une histoire, d’un peuple meurtri, et d’un avenir qui cherche à se réinventer.

Dans un monde où les crises se multiplient et où les voix des plus fragiles peinent à se faire entendre, la RDC a rappelé, avec force et dignité, que sa souveraineté n’est pas négociable. Le Président Tshisekedi a réaffirmé l’urgence d’une solution pacifique pour l’Est du pays, où des millions de Congolais vivent sous la menace permanente des violences et de l’occupation illégitime du M23.

La Belgique, fidèle partenaire, a exprimé son engagement à soutenir la paix et à sensibiliser l’Europe à la tragédie humanitaire qui se déroule loin des projecteurs, mais au cœur de la conscience universelle.

Dans son allocution, le Chef de l’État congolais a lancé un appel vibrant :

« L’Afrique n’attend plus seulement d’être entendue, elle est prête à bâtir. Ensemble, transformons le défi minéral en un levier de prospérité universelle. »

Ces mots résonnent comme une promesse et un avertissement. Promesse d’un avenir où les richesses du sous-sol congolais ne seront plus synonymes de malédiction, mais de développement partagé. Avertissement à ceux qui persistent à voir l’Afrique comme un terrain d’exploitation plutôt que comme un partenaire de construction.

Le Congo tend la main, mais il exige respect. Respect de son intégrité territoriale, respect de sa souveraineté, respect de son peuple. À Davos, ce message n’était pas seulement celui d’un président : c’était celui d’une nation qui refuse de plier, d’une Afrique qui veut écrire son propre récit, et d’une humanité qui ne peut plus détourner le regard.

Par Thierry Bwongo

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