Le 26 janvier 2025, le stade de Rabat vibrait au rythme de la grande finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Le Sénégal, porté par une génération ambitieuse, affrontait le Maroc, pays hôte, dans une rencontre qui devait être une célébration du football africain. Après une bataille acharnée, les Lions de la Teranga ont arraché la victoire en prolongations, décrochant ainsi leur deuxième sacre continental.

Mais derrière l’exploit sportif, l’ambiance s’est rapidement assombrie. Les décisions arbitrales contestées, notamment un penalty accordé au Maroc en fin de match, ont enflammé les esprits. Sur le terrain comme dans les tribunes, la tension a débordé : joueurs, encadrements et supporters se sont laissés emporter par la colère, ternissant l’image de la compétition.

Face à ces débordements, la Confédération Africaine de Football (CAF) n’a pas tardé à réagir. Son Jury disciplinaire a rendu un verdict sévère, frappant les deux fédérations.

Du côté sénégalais, le sélectionneur Pape Bouna Thiaw a été suspendu pour cinq matches et condamné à une amende de 100 000 dollars, pour comportement jugé contraire au fair-play. Deux cadres de l’équipe, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr, ont écopé chacun de deux matches de suspension pour leurs gestes envers l’arbitre. La Fédération Sénégalaise de Football, elle, devra s’acquitter de plus de 600 000 dollars d’amendes, sanctionnant à la fois les débordements de ses supporters et l’attitude de sont encadrement technique.

Le Maroc, malgré son statut de pays organisateur, n’a pas été épargné. Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matches, dont un avec sursis, tandis que Ismaël Saibari a reçu trois matches de suspension et une amende de 100 000 dollars. La Fédération Royale Marocaine de Football devra également payer plus de 300 000 dollars, pour l’envahissement de la zone VAR par ses joueurs, l’attitude des ramasseurs de balles et l’usage de lasers par ses supporters.

Enfin, la réclamation déposée par la FRMF contre le Sénégal a été rejetée, confirmant la responsabilité partagée des deux camps dans les incidents.

Ainsi, ce qui devait être une fête du football africain s’est transformé en un épisode disciplinaire majeur. Le Sénégal, malgré son sacre, sort affaibli par des sanctions historiques, tandis que le Maroc voit son image écornée. La CAF, par ce verdict, envoie un message clair : aucune victoire, aucun prestige, ne peut justifier la violation des principes de fair-play et d’intégrité.

Par Thierry Bwongo

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