Kinshasa — Le ministère des Sports et Loisirs a décidé de frapper fort face à la recrudescence des actes de vandalisme enregistrés lors de certaines rencontres sportives au stade Tata Raphaël. Dans une correspondance officielle adressée à l’Administrateur-Gestionnaire du Complexe Omnisports Tata Raphaël, le Directeur de cabinet du ministre, Me Magloire Kasongo wa Nkenda, a notifié la suspension immédiate des activités sportives dans cette enceinte emblématique de la capitale.
Selon cette décision prise sur instruction du ministre des Sports et Loisirs, les matches officiels des championnats organisés au stade Tata Raphaël sont interrompus jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure intervient après plusieurs rapports faisant état de dégradations répétées causées par des comportements violents de certains clubs et de leurs supporters, mettant en danger tant l’intégrité des infrastructures que la sécurité du public.

Dans sa correspondance, l’autorité ministérielle exprime une « vive préoccupation » face à ces incidents qui, selon elle, portent atteinte au patrimoine public et génèrent des coûts supplémentaires pour l’État, alors même que des travaux d’aménagement sont en cours pour moderniser les installations. Le ministère déplore également l’impact négatif de ces actes sur l’image du sport congolais et souligne que ces dérives constituent une violation de l’éthique sportive.
La reprise des activités au stade Tata Raphaël ne sera envisagée qu’après la mise en œuvre de plusieurs mesures strictes. Parmi celles-ci figurent un état des lieux détaillé des dégâts enregistrés au cours des saisons sportives 2024-2025 et 2025-2026, l’élaboration d’un plan de sécurisation renforcé ainsi qu’un engagement formel assorti d’un calendrier pour la réparation des dommages constatés.


Le ministère attend désormais, dans les plus brefs délais, des propositions concrètes de la part de la direction du complexe afin de permettre une évaluation technique et d’envisager, le cas échéant, une reprise progressive des activités.
Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur l’organisation des compétitions nationales et relance le débat sur la responsabilité des clubs, des supporters et des autorités sportives dans la préservation des infrastructures publiques, considérées comme un patrimoine stratégique pour le développement du sport en République démocratique du Congo.
Par Thierry Bwongo









