Kinshasa — Dans un contexte politique marqué par des recompositions idéologiques et des débats nourris autour des affiliations partisanes, Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, notable influent de la province de la Tshuapa et député national honoraire, est sorti de sa réserve pour apporter des éclaircissements sur sa position politique et sa lecture de l’actualité nationale.
Face aux interprétations qu’il juge erronées, l’ancien membre du gouvernement a tenu à lever toute ambiguïté quant à son positionnement idéologique. Selon lui, il n’a jamais revendiqué une appartenance « kabiliste » au sens partisan du terme. Ses propos, explique-t-il, renvoyaient davantage à une réflexion idéologique, comparable à des courants de pensée tels que le panafricanisme, reposant sur un socle de valeurs, de principes et de vision politique.
« Il s’agissait d’une référence à une idéologie et non à une allégeance politique. Lorsque certains acteurs choisissent aujourd’hui de soutenir des dynamiques ou des rébellions contraires à ces valeurs, la question de l’identification à cette idéologie se pose naturellement », a-t-il fait savoir, appelant à une lecture nuancée et responsable de ses déclarations.
Cette mise au point intervient alors que la scène politique congolaise traverse une phase de transformation profonde. Pour Willy Bakonga, la politique reste une réalité mouvante, dictée par l’évolution du contexte national et des enjeux stratégiques. Il rappelle qu’hier, Joseph Kabila incarnait le pouvoir institutionnel, tandis qu’aujourd’hui, la conduite de la nation repose entre les mains du Président Félix Tshisekedi.
Dans cette dynamique, il estime que la priorité doit désormais être accordée au soutien de la vision présidentielle, axée sur la consolidation de la paix, la stabilisation sécuritaire et la relance du développement socio-économique du pays. Il cite notamment la signature des accords de Washington comme un signal fort en faveur de la recherche de solutions durables aux crises et de la mobilisation accrue des partenaires internationaux autour du projet de reconstruction nationale.
Au-delà des clivages et des étiquettes politiques, Willy Bakonga plaide pour une approche pragmatique et tournée vers l’intérêt supérieur de la nation. Selon lui, l’essentiel réside dans la défense de valeurs fondamentales telles que la loyauté, la responsabilité, l’unité nationale et le progrès collectif.
Par cet appel, il invite les acteurs politiques et l’ensemble des citoyens à dépasser les malentendus idéologiques pour se rassembler autour d’une vision commune : celle d’une République démocratique du Congo pacifiée, souveraine et résolument engagée sur la voie du développement.
Par Didier Mbongomingi









