La tension monte dans le secteur des infrastructures routières au Kwilu. Les agents de l’Office des Routes (OR), réunis autour de leur délégation syndicale provinciale, ont organisé ce mardi 11 février une double marche pacifique à Bandundu-ville et à Kikwit pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’« empiètement » de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) sur leurs prérogatives.
Mobilisation simultanée dans deux grandes villes
À Bandundu-ville, les manifestants ont quitté le siège de la direction provinciale de l’Office des Routes pour sillonner plusieurs artères principales avant de chuter au gouvernorat et à l’Assemblée provinciale, où un mémorandum a été officiellement déposé.
Au même moment à Kikwit, une mobilisation similaire a été menée par la délégation syndicale locale. Parti du centre matériel, le cortège a traversé la tribune publique pour rejoindre la mairie, où le même document revendicatif a été remis aux autorités municipales.
Un soutien affiché à la vision présidentielle, mais des frustrations croissantes

Dans leur déclaration, les agents ont réaffirmé leur adhésion à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la modernisation des infrastructures et du désenclavement des provinces. Ils ont également salué les efforts des notables et élus du Kwilu pour améliorer l’état des routes.
Toutefois, ils dénoncent le fait que l’ACGT mènerait des travaux sans associer l’Office des Routes, pourtant gestionnaire traditionnel du réseau routier d’intérêt général. Selon eux, cette marginalisation fragilise la coordination technique et remet en cause les attributions légales de leur institution.
Un appel à l’arbitrage des autorités face au risque de conflit institutionnel
Les manifestants ont appelé les autorités provinciales à jouer un rôle d’intermédiation auprès des instances nationales afin de clarifier les responsabilités entre les différentes structures intervenant dans le secteur routier. L’objectif affiché : éviter une duplication des missions et garantir une gestion cohérente des projets d’infrastructures.
Par Jason Mbo Ito’o









