Dans la province du Sud-Ubangi, la crise sociale qui secoue le secteur de la santé dépasse désormais le cadre d’un simple bras de fer syndical. Depuis plusieurs semaines, la grève des agents de santé non-médecins perturbe gravement le fonctionnement des structures sanitaires, exposant des milliers de citoyens à une rupture inquiétante de l’accès aux soins essentiels.

Face à cette situation jugée critique, l’Honorable Député national Dr Jean-Jacques Mbungani a décidé d’interpeller officiellement le Gouvernement de la République. À travers un plaidoyer ferme, il appelle à une réponse urgente et coordonnée des autorités, estimant que la santé publique doit rester une priorité absolue dans un contexte national déjà marqué par de multiples fragilités.
Sur le terrain, les conséquences de la grève se font déjà sentir. Plusieurs activités vitales, notamment des campagnes de vaccination, sont à l’arrêt dans certaines zones de santé, au moment même où une résurgence de la rougeole fait craindre une aggravation rapide de la situation épidémiologique.

Pour le député, il ne s’agit plus uniquement d’une revendication professionnelle, mais d’un enjeu majeur de sécurité sanitaire. Chaque jour d’interruption des services accroît la vulnérabilité des populations, en particulier dans une province où les infrastructures médicales restent limitées et où l’accès aux soins demeure fragile.
Dans son adresse aux autorités, Dr Mbungani plaide pour l’ouverture d’un dialogue sincère et constructif entre le Gouvernement et les professionnels de santé. Il insiste sur la nécessité de sécuriser les mécanismes de paiement, de restaurer la confiance entre les parties prenantes et de mettre en place des réponses structurelles capables d’apaiser durablement les tensions.

Tout en reconnaissant le caractère légitime des revendications sociales, l’élu appelle également les agents grévistes à privilégier la voie de l’apaisement et du sens de responsabilité collective, afin de permettre une reprise progressive des services essentiels.
« La crise actuelle ne peut être réduite à une simple question administrative », souligne-t-il, rappelant que derrière les chiffres et les négociations se trouvent des vies humaines directement menacées.

En réaffirmant sa confiance dans la capacité de l’État à assumer ses responsabilités, le député national insiste sur l’urgence d’une réponse inclusive et rapide. Pour lui, laisser s’installer une crise prolongée reviendrait à fragiliser davantage une province déjà éprouvée et à exposer la population à des risques sanitaires majeurs.
Plus qu’un simple appel, ce plaidoyer sonne comme une alerte : la santé des Congolais ne peut être reléguée au second plan.
Par Thierry Bwongo









