Face à une insécurité croissante à Goma, dans la province du Nord-Kivu, le commissaire supérieur principal Mungu Akonkwaa Moliki, responsable de la protection des personnes déplacées pour la Police nationale congolaise (PNC), a mis en lumière les défis logistiques rencontrés. Lors d’une déclaration le 5 décembre, il a souligné le manque de ressources nécessaires pour ériger des barrières de contrôle et sécuriser les armes, entravant ainsi les efforts de protection des personnes vulnérables dans les camps.

Malgré ces obstacles, le commissaire Moliki a assuré que la PNC redouble d’efforts pour renforcer la sécurité autour des sites d’accueil des déplacés. Il a expliqué que l’éloignement des positions militaires et des éléments de la force d’autodéfense Wazalendo complique davantage la situation. Cependant, des mesures proactives ont été mises en place pour surveiller et contrôler l’accès des éléments armés dans ces camps.

Le commissaire a évoqué l’opération « Safisha muji Wa Goma », une initiative des autorités provinciales visant à lutter contre l’insécurité. Cette opération a déjà permis l’arrestation de nombreux bandits armés responsables de troubles à Goma et dans le territoire de Nyiragongo. Les résultats de cette opération témoignent de l’engagement fort envers la sécurité publique.

En outre, une approche innovante de sécurité communautaire a été développée, impliquant directement les personnes déplacées. Selon Moliki, cette stratégie repose sur la collaboration entre la police et un comité de surveillants composé de volontaires issus des communautés. Ces surveillants jouent un rôle clé en fournissant des informations en temps réel sur les incidents sécuritaires, renforçant ainsi le système de prévention en place.

« Nous avons développé une approche de la sécurité communautaire », a-t-il déclaré. « Actuellement, la sécurité des sites n’est pas seulement l’apanage de la police, mais également du comité de surveillants qui collabore avec les services de sécurité pour remonter les informations liées aux incidents sécuritaires », a-t-il ajouté à la Radio Okapi.

Cette synergie entre les forces de sécurité et les communautés locales permet à la police d’être constamment informée des menaces potentielles, offrant ainsi une meilleure protection aux personnes déplacées.

Alors que Goma continue de faire face à des défis sécuritaires complexes, l’engagement du commissaire Moliki et de son équipe à renforcer la sécurité autour des camps montre une volonté indéfectible d’améliorer les conditions de vie des populations vulnérables dans cette région en crise.

Par Dieumerci MATU

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