Kinshasa/Kigali, 15 décembre 2024 – Le sommet de Luanda prévu pour le 15 décembre 2024 a été annulé en raison de désaccords persistants entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, notamment sur la question des pourparlers directs avec le groupe rebelle congolais M23.
Lors de la réunion ministérielle du 14 décembre 2024 à Luanda, les délégations de la RDC et du Rwanda n’ont pas pu parvenir à un consensus sur un engagement en faveur de négociations directes avec le M23, en vue de trouver une solution politique au conflit qui sévit dans l’est de la RDC.
Le communiqué de presse rwandais souligne que ce sommet n’a pas abouti à un accord, notamment en raison des menaces récurrentes des dirigeants de la RDC de procéder à un changement de régime au Rwanda. Le Rwanda a également dénoncé la coalition de forces déployées dans l’est de la RDC aux côtés des FARDC, y compris des mercenaires européens, l’armée burundaise, les Wazalendo et les FDLR. Le Rwanda reste prêt à participer à un sommet qui adopterait une approche sérieuse et concrète pour résoudre ces questions en suspens.

De son côté, la RDC, par le biais de son communiqué de presse, a dénoncé l’introduction par le Rwanda d’une nouvelle condition à la signature de l’accord, à savoir la tenue d’un dialogue direct avec le groupe terroriste M23. La RDC considère cette exigence comme un blocage délibéré qui entrave les efforts pour faire aboutir le Processus de Luanda initié par l’Union africaine et soutenu par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le communiqué de la RDC accuse le Rwanda de soutenir inconditionnellement le M23, un groupe terroriste impliqué dans de graves violations des droits humains et des activités déstabilisatrices en RDC. La RDC a fermement condamné cette nouvelle manœuvre de mauvaise foi et a appelé la communauté internationale à agir face à l’attitude du Rwanda.
Le Président angolais, João Lourenço, jouant le rôle de médiateur, a proposé de reporter le sommet pour permettre un dialogue plus approfondi entre le M23 et la RDC, avec l’ancien Président Uhuru Kenyatta comme facilitateur.
La RDC réaffirme son engagement à poursuivre les efforts pour rétablir une paix durable dans les Grands Lacs à travers le processus de Luanda.


Par la rédaction









