Kinshasa, 6 janvier 2025 – Le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication en République Démocratique du Congo, Christian Bosembe, a exprimé des critiques sévères à l’encontre des médias rapportant les prétendues avancées des groupes armés, en particulier le Mouvement du 23 Mars (M23). Parmi ces médias, il a cité Radio France Internationale Afrique, TV5 Monde et France 24.

Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), Bosembe a déclaré : « Je constate avec amertume que certains médias relaient les prétendues avancées des terroristes tout en occultant les exploits des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). »

Il a affirmé que, bien qu’il respecte la liberté d’expression et d’information, toute forme d’apologie du terrorisme devait être fermement condamnée. Selon lui, les terroristes n’ont pas droit à la parole en RDC, comme c’est le cas dans d’autres pays. « Il s’agit de vies humaines et de l’intégrité de notre territoire, des principes non négociables », a-t-il ajouté.

Christian Bosembe a également exigé que les médias, qu’ils soient nationaux ou étrangers, respectent ces valeurs fondamentales. Il a averti : « En ma qualité de Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, je n’hésiterai pas à soumettre à la plénière la question de leur suspension sur le territoire congolais si ces dérives persistent. »

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions historiques entre la RDC et certains médias internationaux, rappelant des incidents passés, comme en 2009 lorsque les signaux de RFI et de TV5 Monde avaient été coupés pendant plusieurs mois.

Actuellement, les médias internationaux sont souvent accusés de donner trop d’importance aux informations des groupes armés, tels que le M23, sans suffisamment mettre en avant les efforts des FARDC pour stabiliser la région. Cette couverture biaisée contribue à la désinformation et peut influencer négativement la perception des opérations militaires, alimentant la terreur et la méfiance parmi la population.

La question de la liberté de la presse et de la responsabilité des médias dans la couverture des conflits armés est plus que jamais d’actualité en RDC.

Par Dieumerci MATU

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