Kinshasa – Ce lundi matin, malgré les mises en garde du gouverneur de la ville, Daniel Bumba, certains chauffeurs de taxi de Kinshasa ont respecté le mot d’ordre de grève, laissant les routes de la capitale étonnamment désertes. Cette situation fait suite à une réunion tenue dimanche 19 janvier à l’hôtel de ville de la capitale Congolaise, où le gouverneur avait clarifié qu’il n’y aurait pas de grève de chauffeurs de transports en commun.

Autour de la table, les ministres provinciaux, dont le ministre provincial de l’Intérieur et celui des Transports, le commissaire provincial de la police, ainsi que des représentants de l’ACCO (Association des Chauffeurs du Congo), Trans Académie, Esprit de Vie et la Mutuelle pour la Solidarité des Chauffeurs au Congo, avaient discuté de la nouvelle grille tarifaire de la ville. Daniel Bumba avait rappelé que cette grille tarifaire était le fruit d’une concertation de tous les intervenants du secteur des transports dans la capitale. « Que celui qui veut faire grève le fasse seul sans vouloir entraîner les autres, » avait-il déclaré fermement.

Le boulevard Sendwe déserté par les transporteurs
Une vue de Kinshasa sans transports en commun

Cependant, à 7h35 ce matin à Tshangu, malgré les déclarations du gouverneur et du président de l’ACCO, les routes étaient désertes. Les quelques transporteurs qui ont tenté de sortir ont été caillassés par leurs collègues grévistes, soulignant la tension et la détermination des chauffeurs à faire entendre leurs revendications.

Cette grève planifiée met en lumière le dialogue inaudible entre les transporteurs et la ville, mais aussi le manque de légitimité des personnes sensées les représenter auprès des autorités. Aujourd’hui, les habitants de la capitale devront utiliser les autres moyens de transport à des coûts bien plus élevés que ceux usuels, ou carrément marcher à pied.

Par Thierry Bwongo

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