Kinshasa, 21 janvier 2025 – La capitale congolaise vit actuellement ses plus grands moments d’embouteillage. À côté des grèves des transporteurs, la difficulté de circuler due aux multiples chantiers de réhabilitation de la voirie urbaine rend le quotidien des Kinois particulièrement éprouvant.
L’exécutif a opté pour le lancement de plusieurs chantiers simultanément dans la ville-province, engendrant des perturbations majeures. Que ce soit les grands travaux de la Rocade ou la réhabilitation des avenues de déviation, tous ces chantiers contribuent à la congestion de la circulation dans la capitale. Le manque de communication sur le début des travaux et l’absence de voies de déviation appropriées aggravent encore la situation.

Un exemple typique de ces perturbations est l’avenue Kisangani, une longue artère allant de l’avenue Kasavubu à Bandalungwa. Cette route se croise avec l’avenue Asolongo au niveau de l’arrêt pharmacie et se connecte au quartier Basoko et au quartier Diplomate. Actuellement en pleine réhabilitation, la première partie de cette avenue, allant de Tshibangu à l’arrêt pharmacie, a été bétonnée mais n’est pas encore ouverte à la circulation. Pendant ce temps, les travaux de la deuxième partie, allant du même arrêt vers le pont qui sépare Bandal du quartier Basoko, ont déjà débuté, forçant les piétons à se déplacer sur le site en construction.
Cette fermeture complète de l’avenue oblige tous ceux qui viennent de la Gombe côté Socimat à faire un détour jusqu’à Kintambo pour repasser par le pont Makelele afin d’atteindre Bandalungwa, augmentant ainsi le trafic sur des avenues déjà saturées comme Mondjiba, OUA et Kasavubu côté Makelele. Bien que les Kinois se réjouissent de la réhabilitation de cette avenue, beaucoup se demandent pourquoi ne pas multiplier les efforts en réhabilitant également le tronçon traversant le camp Kokolo au niveau de l’entrée GB, ou encore en créant un accès parallèle à l’avenue Kisangani pour connecter Bandal au quartier Basoko.

Ces travaux issus d’études préalables, démontrent la volonté de la ville de rendre la voirie plus praticable afin d’améliorer la circulation des citoyens. Cependant, une campagne de sensibilisation est attendue pour promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et de salubrité que doivent adopter les Kinois. Les routes doivent être protégées en gardant les caniveaux propres, ce qui implique de mettre fin aux mauvaises habitudes de jeter des déchets dans les caniveaux. Il s’agit donc d’une responsabilité commune pour maintenir ces infrastructures en bon état.
Les embouteillages actuels à Kinshasa sont le prix à payer pour une nouvelle voirie urbaine plus moderne et fonctionnelle. Avec une meilleure communication et une planification plus adéquate, la capitale pourra bientôt bénéficier de routes améliorées, facilitant ainsi la mobilité de ses citoyens.
Par Thierry Bwongo









