Kinshasa, 23 janvier 2025 – En réponse à la recrudescence des combats et à la dégradation de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les Députés nationaux et Sénateurs de ces régions se sont réunis ce jeudi 23 janvier dans la salle de banquet du Palais du Peuple à Kinshasa.
À l’issue de cette réunion, les élus ont publié un communiqué de presse dans lequel ils condamnent fermement l’agression rwandaise contre la République Démocratique du Congo. « Nous condamnons avec la toute dernière énergie l’agression rwandaise dont continue d’être victime la République Démocratique du Congo », ont-ils déclaré, exprimant leur solidarité et leur compassion envers les populations victimes de cette barbarie.
Les parlementaires ont également appelé la population à rester vigilante et à ne pas céder à la manipulation de l’ennemi, tout en réaffirmant leur soutien indéfectible aux Forces Armées de la République et aux jeunes volontaires engagés dans la défense de la patrie. « Nous demandons à la population de ne pas céder à la manipulation de l’ennemi et de continuer à apporter son soutien aux Forces Armées de la République et aux jeunes volontaires pour la défense de la patrie », ont-ils insisté.
Face à la gravité de la situation, les élus ont exhorté le Gouvernement de la République à mobiliser tous les efforts nécessaires pour rétablir la paix et la sécurité dans ces provinces. Ils ont également lancé un appel à la Communauté Internationale, en particulier aux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour qu’ils exercent toutes les pressions possibles sur le Rwanda afin de mettre fin à l’agression et de retirer ses troupes du territoire congolais.
En outre, les Députés et Sénateurs ont annoncé la mise en place d’une commission ad hoc chargée de formuler des recommandations à présenter aux institutions de la République pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

Cette déclaration intervient dans un contexte d’expansion de l’armée rwandaise et du M23 vers le Sud-Kivu et des tensions accrues à proximité de Goma, où des combats entre les forces loyalistes et les groupes armés se sont intensifiés, plongeant la région dans une situation de crise humanitaire préoccupante.
Par Thierry Bwongo









