Kinshasa, République Démocratique du Congo (RDC) – 3 février 2025. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) mise à rude epreuve après que le professeur Sam Bokolombe a été blanchi par le Parquet général près la Cour de Cassation des accusations de fraudes électorales formulées lors des législatives de décembre 2023. Cet événement met en lumière non seulement le manque de sérieux de la CENI, mais aussi l’intégrité et la résilience du professeur Bokolombe.

Candidat aux législatives dans son fief de Basankusu (Équateur), où il avait été élu en 2011 et réélu en 2018, M. Bokolombe avait été injustement accusé de fraudes électorales en 2023, aux côtés de 81 autres candidats. Malgré les allégations, la CENI n’a pas réussi à fournir la moindre preuve contre lui au Parquet.

Dans un courrier daté du 30 janvier 2025, le Procureur général Firmin Mvonde a informé l’avocat de M. Bokolombe que le dossier judiciaire avait été classé sans suite le 22 janvier 2025 pour faits non établis. « J’accuse réception de votre lettre du 30 janvier 2025 relative à l’objet repris en marge et vous informe que le dossier judiciaire sous RMP ouvert à charge de l’inculpé Bokolombe Batuli Sam a été classé sans suite en date du 22 janvier 2025 pour faits mis à sa charge non établis, » a écrit M. Mvonde.

Cette décision, bien que tardive, rend justice à Sam Bokolombe, dont le parcours exemplaire en tant que professeur et politicien a toujours été marqué par son intégrité et son dévouement envers ses concitoyens. Son acquittement souligne l’importance de la transparence et de la rigueur dans les accusations portées par la CENI.

Les 81 autres candidats accusés aux côtés de M. Bokolombe ont également subi un préjudice significatif. Leurs noms ont été entachés par des allégations de fraude, et ils ont dû faire face à une incertitude juridique prolongée. Cette situation a non seulement affecté leur carrière politique, mais aussi leur réputation personnelle et professionnelle.

Les candidats victimes de ces accusations infondées pourraient envisager des recours juridiques pour obtenir réparation du préjudice subi. Cette affaire met en lumière la nécessité pour la CENI de renforcer ses procédures et ses normes de preuve afin de garantir la crédibilité et l’intégrité du processus électoral en RDC.

Le professeur Sam Bokolombe, quant à lui, sort de cette épreuve avec une réputation renforcée. Son acquittement est une preuve éclatante de son innocence et de sa capacité à surmonter les défis avec dignité et détermination. Les citoyens de Basankusu et de toute la RDC peuvent continuer à compter sur son leadership éclairé et son engagement envers la justice et la vérité.

Ml Dikoma

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