Kinshasa, le 24 mars – L’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a vécu une journée mouvementée à l’auditorat militaire de la Gombe. Arrivé aux alentours de 11 heures sur invitation du magistrat militaire Benjamin Tambwe Kapenga, dans le cadre d’investigations entamées le 10 mars, Minaku a passé près de sept heures en interrogatoire.
Bien que les auditions aient pris fin vers 18 heures, le vice-président du PPRD a été retenu dans les locaux de l’auditorat pour des raisons inexpliquées. À l’extérieur, une foule de militants du PPRD, menée par des cadres influents tels qu’Emmanuel Ramazani Shadari, a manifesté bruyamment contre cette détention, entonnant des chants de protestation.

Des témoins rapportent une série d’appels téléphoniques frénétiques entre diverses parties. Certains évoquent une possible connexion entre cette affaire et celle du magnat indien Harish Jagtani, qui serait actuellement en détention pour une enquête liée à la sûreté de l’État et à des allégations de liens avec le M23.
La tension a atteint son paroxysme dans la soirée, avec des rumeurs selon lesquelles un mandat d’arrêt provisoire aurait été émis contre Minaku, prévoyant son transfert nocturne à la prison de Ndolo. Cependant, contre toute attente, Minaku a quitté l’auditorat aux alentours de minuit quarante-cinq, libre mais sous surveillance.
Cette libération, perçue par certains comme un symbole des tractations politiques influençant le système judiciaire, laisse la porte ouverte à de nouvelles convocations dans le cadre des enquêtes en cours.
Par Thierry Bwongo









