Le Centre Neuro-Psycho-Pathologique (CNPP) clôture en beauté sa semaine commémorative, dédiée à ses 50 ans, avec une journée de consultations gratuites en ce 28 mars 2025.

Un sérieux engouement a été observé sur place, reflétant un intérêt croissant pour la problématique des maladies mentales, souvent mal comprises et stigmatisées dans la société congolaise. Sur les réseaux sociaux, les débats sur la santé mentale font rage, mettant en lumière le manque d’informations disponibles et les nombreuses spéculations autour de ces pathologies.

Une semaine riche en sensibilisation
Depuis le 24 mars, une série d’activités a été menée, incluant des conférences sur les neurosciences et la santé mentale, ainsi que des journées portes ouvertes. Le CNPP, en collaboration avec des partenaires tels que le Centre Culturel et Artistique de l’Afrique Centrale et le Lycée Bosangani, s’est mobilisé pour éduquer et informer sur ces questions importantes.

Selon les chiffres du ministère de la Santé publique, environ 20 millions de Congolais souffrent de troubles mentaux. Face à ce constat alarmant, le CNPP souhaite briser les tabous et sensibiliser le grand public à l’importance d’un diagnostic adéquat et d’une prise en charge spécialisée.

Le CNPP : une référence en neurologie et psychiatrie
Depuis sa fondation, le CNPP est un pilier de la santé neuropsychiatrique en République Démocratique du Congo. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas uniquement dédié aux patients souffrant de « folie », mais s’adresse à une large gamme de maladies neurologiques et psychiatriques, telles que la dépression, l’épilepsie, les troubles bipolaires ou encore les AVC.

Par cette initiative et ses 50 années de service, le CNPP réaffirme son engagement envers une santé mentale inclusive et mieux comprise dans la société congolaise. Cette journée de consultations gratuites marque une étape clé pour continuer à déconstruire les préjugés et renforcer la formation des professionnels de santé.

Par Thierry Bwongo

Tendances

En savoir plus sur Tropik Infos

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture