Kinshasa, 13 mai 2025 – Alors que les attentes étaient grandes autour d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, la signature tant espérée entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame pourrait finalement être reportée à la fin du mois de juin, voire au début de juillet.
Selon des informations rapportées par Afrique Intelligence, ce report traduit la complexité des négociations en cours et la nécessité pour les deux parties de garantir un cadre diplomatique propice à une résolution durable du conflit qui mine l’Est de la RDC.
Le processus de paix entre Kinshasa et Kigali s’inscrit dans un climat diplomatique extrêmement tendu, marqué par des années de conflits et de tensions persistantes autour de la présence du groupe armé M23. La RDC accuse régulièrement le Rwanda de soutenir cette rébellion, tandis que Kigali rejette ces allégations en affirmant vouloir privilégier le dialogue et la coopération.
Face à ces divergences profondes, un accord de paix nécessiterait des engagements concrets de part et d’autre, notamment en matière de sécurité régionale, de contrôle des groupes armés et de rétablissement d’une confiance mutuelle entre les gouvernements.
Fait surprenant, certaines sphères diplomatiques évoquent la possible présence du président américain Donald Trump à cette rencontre de haut niveau. Son rôle, bien que largement symbolique, pourrait donner une visibilité internationale au processus et renforcer la pression sur les parties prenantes pour aboutir à un compromis viable.
Plusieurs capitales sont envisagées pour accueillir cet événement, notamment Doha, Lomé, Luanda et Paris, témoignant de l’intérêt régional et international pour un règlement pacifique du conflit.
Si la signature de l’accord est effectivement repoussée à juin ou juillet, cela pourrait permettre aux négociateurs d’affiner les termes du traité et d’obtenir des garanties plus solides quant à son application. Toutefois, ce report pourrait aussi exacerber les tensions sur le terrain, où les violences continuent d’affecter les populations civiles.
Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a confirmé le changement de calendrier, mais les discussions se poursuivent en coulisses afin de poser les bases d’un rapprochement diplomatique durable entre Kinshasa et Kigali.
La communauté internationale observe de près cette évolution, dans l’espoir que cet accord puisse enfin amorcer une ère de stabilité pour la région des Grands Lacs.
Par Thierry Bwongo









