Le territoire de Lubero, dans le Nord-Kivu, est en proie à une recrudescence de violences perpétrées par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Selon la société civile, au moins 51 civils ont été tués en l’espace d’une semaine dans les localités de Maseme, Mushora, Mambembe et Katrikwaze. Les victimes ont été assassinées par armes à feu, à coups de machettes et de couteaux, tandis que d’autres ont péri dans l’incendie de leurs maisons.

Face à cette situation alarmante, les forces vives locales ont décrété quatre jours sans activités, du jeudi 15 au dimanche 18 mai, pour exprimer leur indignation et interpeller les autorités sur l’insécurité persistante.

Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’État islamique depuis 2019, ont modifié leur mode opératoire. D’après le colonel Kiwewa Mitela, administrateur militaire de Lubero, les rebelles ne se contentent plus de raids ponctuels mais s’installent durablement dans les villages, y organisant même des meetings pour convaincre la population de collaborer avec eux. Ils imposent des taxes et interdisent la présence des forces de sécurité et des fonctionnaires de l’État.

Cette stratégie vise à établir un contrôle territorial et à exploiter les ressources locales, notamment les minerais. Les autorités appellent la population à la vigilance et à ne pas céder aux pressions des ADF, tout en renforçant les opérations militaires pour restaurer l’autorité de l’État dans la région.

La situation humanitaire se détériore, avec des déplacements massifs de populations fuyant les violences. Les écoles et les services de santé sont paralysés, exacerbant la crise dans le territoire de Lubero.

Dieumerci Matu Chub

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