Kinshasa, République Démocratique du Congo – Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) exprime une vive inquiétude face aux récentes décisions prises par la coalition rebelle M23/AFC concernant la gestion des établissements d’enseignement supérieur dans les provinces occupées du Nord et du Sud-Kivu.

Selon un document diffusé sur les réseaux sociaux, cette coalition aurait imposé plusieurs mesures jugées illégales, notamment la rupture des liens entre les établissements et le Ministère à Kinshasa, la mise en place d’une gouvernance locale indépendante, ainsi que la création d’une commission parallèle pour le contrôle et l’homologation des diplômes.

Face à ces actions, le Ministère de l’ESU condamne fermement ce qu’il considère comme une tentative de désorganisation du système éducatif national. Il rappelle que l’éducation est un droit fondamental et que toute interférence politique dans son fonctionnement constitue une menace sérieuse pour l’avenir du pays.
Le gouvernement congolais réaffirme son engagement à garantir l’harmonisation des programmes au niveau national et international, essentielle pour la mobilité et l’employabilité des diplômés. Il exhorte par ailleurs la communauté internationale, en particulier les organismes dédiés à l’éducation et aux droits humains, à intervenir en urgence pour mettre un terme à ces mesures arbitraires et protéger le droit à l’éducation des étudiants congolais.


Alors que l’incertitude règne dans ces provinces, le Ministère de l’ESU appelle à une action concertée pour restaurer la stabilité et assurer un avenir éducatif sans entraves pour tous les jeunes du pays.
Par Thierry Bwongo









