Kinshasa, RDC – La Direction Générale des Migrations (DGM) a récemment interdit à Jules Mulindwa de quitter Kinshasa ou la République démocratique du Congo. Cette mesure découle d’un mandat du Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, qui le poursuit pour tromperie sur la qualité et falsification de produits pharmaceutiques.
Avant son retour en République démocratique du Congo, Jules Mulindwa avait évolué au Kenya, où il aurait déjà exercé des activités religieuses sous le label Cité de la Lumière. De retour en RDC, il a implanté plusieurs églises sous la bannière Cité de Refuge, attirant de nombreux fidèles.

Toutefois, des signalements de fraude ont émergé, l’accusant de vendre des produits miracles aux propriétés douteuses. Cette situation a conduit à son interdiction formelle de quitter le pays, alors que la DGM mobilise ses services pour le localiser, l’appréhender et le conduire au siège de l’institution.
L’affaire Mulindwa suscite une vague de réactions en ligne. Tandis que certains internautes dénoncent une arnaque de masse déguisée en église, d’autres parlent d’une instrumentalisation de la foi à des fins lucratives.
Cette affaire relance le débat sur les pratiques douteuses de certaines institutions religieuses en RDC, et met en lumière les mécanismes d’encadrement et de régulation des activités spirituelles et commerciales sous couvert de foi.

En bloquant tout mouvement de Jules Mulindwa, la DGM envoie un message fort sur l’importance de la lutte contre la fraude et la protection des citoyens contre les pratiques abusives. Reste à savoir si cette affaire aboutira à une condamnation judiciaire ou à un règlement hors des tribunaux.
Figure controversée du paysage religieux congolais, Jules Mulindwa s’est forgé une réputation à travers un réseau d’églises qui, selon certains témoignages, mêle prêche et commerce douteux. Son passage au Kenya semble avoir été un tremplin vers son influence actuelle en RDC, où il aurait diversifié ses activités sous différentes appellations religieuses.
Outre les accusations de fraude sur des produits pharmaceutiques, des fidèles et anciens proches dénoncent une structure opaque où la foi est parfois utilisée comme levier de contrôle et de gains financiers. Tandis que la justice tente de l’appréhender, la question demeure sur l’ampleur réelle de ses activités et sur les ramifications potentielles de son réseau.
Par Thierry Bwongo









