Kinshasa, 10 juin 2025 – Le Bassin du Congo, essentiel à l’équilibre climatique mondial, subit une pression croissante due à la déforestation, l’exploitation pétrolière et la fragmentation des habitats. Ses forêts tropicales s’étendent sur 3,7 millions de km², et ses tourbières stockent l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales, mais leur assèchement entraîne une libération massive de dioxyde de carbone, aggravant le réchauffement climatique.

Ces écosystèmes soutiennent plus de cent millions de personnes en leur fournissant eau, nourriture et ressources vitales. Leur détérioration accentue l’insécurité alimentaire et la précarité socio-économique, créant des tensions dans une région où la gouvernance environnementale peine à répondre aux défis. Le Forum du Bassin du Congo, qui se tiendra du 10 au 13 juin, réunira experts, décideurs et acteurs de la société civile pour discuter des solutions à cette crise.

L’ambassadeur climat Tossy Mpanu Mpanu interviendra pour souligner l’urgence d’une gestion durable et intégrée du Bassin du Congo. Il mettra en avant l’importance de préserver les équilibres écologiques tout en répondant aux besoins socio-économiques des populations locales. L’implication des communautés dans la conservation des forêts et tourbières, ainsi que des financements innovants basés sur les services écologiques, sont des pistes à explorer.

L’ambassadeur climat Tossy Mpanu Mpanu

La protection et l’interconnexion des aires protégées apparaissent comme des mesures essentielles pour garantir la survie des espèces et maintenir les fonctions écologiques du Bassin. L’adoption de pratiques agricoles adaptées aux réalités climatiques permettrait de limiter la dégradation environnementale, tandis que l’accès à l’énergie propre offrirait une alternative aux exploitations nuisibles aux ressources naturelles.

L’éducation environnementale et la création d’emplois verts sont des leviers indispensables pour sensibiliser les générations futures et assurer une transition écologique durable. Une gouvernance participative intégrant les communautés locales pourrait renforcer l’efficacité des politiques de conservation et garantir un développement harmonieux.

La préservation du Bassin du Congo est une priorité mondiale. Au-delà de son rôle dans la lutte contre le changement climatique, cet espace unique conditionne le bien-être des populations qui en dépendent et nécessite une action concertée pour assurer son avenir.

Par Didier Mbongomingi

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