Alors que les tensions restent vives dans l’Est de la RDC, Bintou Keïta, Représentante spéciale du Secrétaire-général des Nations Unies et Cheffe de la MONUSCO, s’est rendue à Goma pour trois jours de mission. Si cette visite avait pour objectif affiché l’écoute et l’échange, les discussions avec les dirigeants de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) ont rapidement révélé des divergences profondes, conduisant les deux parties à s’accorder une pause de réflexion de deux heures avant de poursuivre les échanges.

Dans son communiqué, Mme Keïta a réaffirmé l’engagement de la MONUSCO à soutenir les efforts de paix, rappelant notamment le transfert de 1359 éléments des FARDC et de la PNC de Goma à Kinshasa, une opération menée avec la facilitation du CICR, du gouvernement congolais et de l’AFC/M23. Mais au-delà des déclarations officielles, plusieurs observateurs estiment que cette visite intervient dans un contexte diplomatique plus large. Pour certains, elle traduit un message clair des États-Unis, qui ont récemment insisté sur la nécessité d’un accord de paix entre le M23 et le gouvernement congolais avant toute signature d’un engagement entre la RDC et le Rwanda. Un processus qui, selon Washington, doit être conditionné au retrait des troupes rwandaises encore présentes sur le sol congolais.

Déclaration de presse de La patronne de la Monusco Bintou Keïta

Si la MONUSCO reste engagée dans l’accompagnement des initiatives de désescalade, la réelle portée de ces discussions demeure incertaine, d’autant que le communiqué publié à l’issue de la visite ne semble rien révéler de plus que les intentions déjà exprimées au départ de cette mission.

Par Thierry Bwongo

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