Dans un climat encore incertain, les populations de Banankoyo et Banamuruhya, localités du groupement Kisimba (territoire de Walikale, Nord-Kivu), amorcent timidement leur retour après plus de trois mois de déplacement forcé par les affrontements entre les rebelles du M23/AFC et les groupes d’autodéfense locaux.

Ce retour s’opère dans un contexte de retrait annoncé — mais partiellement effectif — du M23 de la zone de Walikale. Si la ville a été officiellement évacuée par les rebelles selon leurs propres déclarations, leur présence dans les forêts avoisinantes maintient une tension palpable parmi les habitants.

Les rebelles M23 aux abords de Walikale

Malgré cette accalmie relative, l’espoir renaît. Plusieurs écoles primaires et secondaires ont rouvert leurs portes depuis le 20 juin. Les communautés locales, appuyées par les chefs coutumiers, s’activent pour sauver ce qui reste de l’année scolaire, après plus de trois mois d’interruption due à l’insécurité.

Située dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3, la zone a connu un arrêt total des activités éducatives. Nombre d’enseignants et d’élèves s’étaient réfugiés dans la brousse ou dans d’autres localités. La reprise des cours constitue donc un signe encourageant d’un retour progressif à la normale, même si la situation reste volatile.

Cependant, certains élèves finalistes du secondaire réfugiés dans des zones reculées n’ont pas pu se présenter aux épreuves préliminaires de l’examen d’État, ce qui suscite une vive inquiétude au sein des familles.

Face à cette situation encore fragile, les autorités locales lancent un appel pressant au gouvernement et aux services de sécurité pour maintenir leur présence dans la zone et rassurer les populations, en particulier les élèves et les enseignants.

Par Kanoba Obadias

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