Bangkok/Phnom Penh, 24 juillet 2025 — Le conflit latent entre la Thaïlande et le Cambodge a franchi un nouveau cap critique ce jeudi, avec des affrontements armés intenses et des bombardements croisés à la frontière des deux pays, notamment dans la région disputée autour du temple de Preah Vihear, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Selon plusieurs sources concordantes relayées par TopActu24.cd, des avions de chasse F-16 de l’armée de l’air thaïlandaise ont mené des frappes ciblées contre des positions militaires cambodgiennes. En réponse, l’armée royale cambodgienne a lancé une offensive, frappant notamment l’hôpital de Phanom Dong Rak, situé en territoire thaïlandais, avec des tirs de lance-roquettes multiples (MLRS BM-21).
Ce jeudi matin, les combats ont gagné en intensité, après une série d’expulsions croisées de diplomates entre les deux pays mercredi. La Thaïlande accuse le Cambodge d’avoir provoqué ces hostilités, affirmant que les frappes cambodgiennes ont causé la mort de neuf civils et blessé quatorze autres, selon un bilan provisoire fourni par l’AFP.
Contexte historique d’un litige frontalier

Au cœur de cette flambée de violence : la souveraineté de la zone entourant le temple de Preah Vihear. Bien que la Cour internationale de justice (CIJ) ait attribué le site au Cambodge en 1962, des territoires adjacents restent contestés par Bangkok. Ce différend territorial n’a cessé d’alimenter les tensions entre les deux voisins, malgré des tentatives diplomatiques récurrentes de normalisation.
Vers une escalade régionale ?

Les experts redoutent une dangereuse escalade militaire dans la région du sud-est asiatique, alors que les deux armées ont massivement renforcé leur présence le long de la frontière. Aucune médiation internationale n’est encore annoncée, mais plusieurs voix appellent déjà à une désescalade urgente afin de préserver la stabilité régionale.
Le risque humanitaire devient également préoccupant, des milliers de civils ayant fui les zones de combat ces dernières heures.
La communauté internationale reste en alerte.
Par la rédaction









