À la veille de la reprise des pourparlers entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et les représentants de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23), sous la médiation de l’État du Qatar, les autorités congolaises ont réitéré leur volonté de parvenir à une paix durable dans l’Est du pays.

Dans un communiqué officiel, le Gouvernement congolais affirme qu’il « demeure résolument engagé dans ces discussions, avec pour objectif clair de mettre un terme définitif aux violences armées » qui ravagent les provinces de l’Est.

Un haut responsable du ministère des Affaires étrangères a rappelé que Kinshasa reste fidèle à la Déclaration de principes signée le 19 juillet 2025 à Doha, considérée comme une base solide pour les négociations en cours.

« Le Gouvernement congolais n’a jamais varié sur un point : la paix doit être rétablie, mais dans le respect absolu de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale », a-t-il déclaré.

Un membre de la délégation gouvernementale a, quant à lui, insisté sur la nécessité de placer les populations civiles au cœur des discussions :

« Chaque jour sans solution prolonge les souffrances des habitants de l’Est. C’est à eux que nous pensons en entrant dans ces pourparlers », a-t-il souligné.

Le communiqué salue également l’implication du Qatar dans le processus :

« La médiation discrète mais efficace de Doha demeure essentielle à l’aboutissement du processus de paix », peut-on lire.

Depuis plusieurs mois, le petit État du Golfe a intensifié ses efforts diplomatiques pour rapprocher les positions des différentes parties congolaises.

Le mouvement M23, réapparu en 2021 après plusieurs années d’inactivité, est accusé par Kinshasa de bénéficier de soutiens extérieurs — des accusations que Kigali a toujours rejetées. Les offensives du groupe armé ont provoqué des déplacements massifs de populations, aggravant une crise humanitaire déjà critique dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Malgré les initiatives précédentes — processus de Nairobi, concertations de Luanda, et désormais la médiation qatarie — les combats se poursuivent, rendant la vie de millions de civils toujours plus précaire.

L’opinion publique congolaise espère des avancées concrètes. « Nous voulons la paix, pas des promesses », confie une enseignante déplacée de Rutshuru, rencontrée dans un site de fortune près de Goma.

Si l’issue des pourparlers reste incertaine, le Gouvernement congolais assure que sa position est claire et constante : dialoguer pour la paix, tout en défendant fermement l’unité et la souveraineté de la République.

Par Didier Mbongomingi

Tendances

En savoir plus sur Tropik Infos

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture