Kinshasa, 25 août 2025 – Le capitaine Mboso Kazadi Junior, fils du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso, a annoncé sa démission de la Police nationale congolaise (PNC), où il occupait le poste de S2 à la Légion nationale d’intervention. Dans une vidéo diffusée le 24 août, il dénonce des complicités entre certains policiers et des criminels, qualifiant la situation de « génocide » silencieux.
Dans sa déclaration, le capitaine Mboso affirme que des criminels arrêtés sont rapidement relâchés grâce à des protections internes, mettant en cause la hiérarchie de la police. Il appelle le président Félix Tshisekedi à prendre des mesures fortes pour redresser l’institution, affirmant que le commandement actuel reçoit des rapports erronés.
La démission d’un officier de police en RDC est encadrée par des dispositions légales précises, notamment en ce qui concerne la durée de service et les procédures à suivre. Il est essentiel de déterminer si le capitaine Mboso s’est conformé à ces exigences, notamment en ce qui concerne la durée minimale de service et la formation requise. Les autorités compétentes devront examiner les circonstances de cette démission pour évaluer sa conformité aux règles en vigueur.
Cette démission intervient dans un contexte d’insécurité croissante à Kinshasa, où les actes de banditisme urbain, notamment ceux perpétrés par les « kuluna », sont en augmentation. En juin 2023, la police avait présenté plus de 1 200 kulunas arrêtés au vice-premier ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, soulignant l’ampleur du phénomène.
Malgré des opérations telles que « Likofi », lancées entre 2013 et 2014 pour lutter contre le banditisme urbain, la persistance de l’insécurité soulève des questions sur l’efficacité des mesures prises et sur la nécessité d’une réforme en profondeur des forces de l’ordre.
La démission du capitaine Mboso Kazadi Junior met en lumière des dysfonctionnements au sein de la police congolaise et soulève des interrogations sur la gestion de la sécurité à Kinshasa. Il est impératif que les autorités prennent des mesures pour restaurer la confiance de la population dans les forces de l’ordre et assurer la sécurité des citoyens.
Par Thierry Bwongo









