La rentrée scolaire pour l’année 2025-2026 n’a pas eu lieu le lundi 1er septembre dans le groupement Ikobo, situé dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu. En cause, les violences armées qui ont ravagé la zone et laissé des infrastructures scolaires détruites.
Au moins 1200 élèves du groupement Ikobo se retrouvent privés d’éducation, leurs écoles ayant été incendiées lors des affrontements entre les éléments de l’AFC/M23 et les wazalendo. Les parents d’élèves s’inquiètent de l’avenir de leurs enfants, qui sont contraints d’attendre à la maison avant de reprendre le chemin de l’école.
La situation sécuritaire dans la région est toujours instable, avec des affrontements à répétition entre les groupes armés. Des enseignants qui avaient manifesté leur volonté de regagner leur poste sont bloqués dans leurs zones de refuge en raison de l’absence d’infrastructures scolaires et de la garantie sécuritaire.
Les parents d’élèves contactés lancent un appel aux autorités compétentes pour restaurer urgemment la paix et la sécurité dans le groupement Ikobo, qui est actuellement occupé par les rebelles. Ils réclament que leurs enfants puissent jouir de leur droit à l’éducation.
Un mois avant la reprise des cours, le chef de groupement Ikobo avait alerté sur cette situation, appelant les autorités à intervenir. Mais jusqu’à présent, aucune mesure concrète n’a été prise pour résoudre la situation.
Par Kanoba Obadias









