Un pas symbolique mais déterminant. Ce samedi 15 novembre 2025, à Doha (Qatar), le Gouvernement de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23-AFC ont signé un accord préliminaire de paix. Ce texte, conclu sous l’égide du Qatar, marque le lancement officiel d’un processus de négociation sans pour autant mettre fin aux hostilités sur le terrain.
L’accord ne modifie pas la situation militaire actuelle dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il sert plutôt de cadre de travail pour les semaines à venir. Les deux parties se sont engagées à négocier des protocoles thématiques portant sur :
- l’accès humanitaire,
- les arrangements sécuritaires,
- le processus DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion),
- le retour des déplacés,
- les mécanismes de justice transitionnelle.
Malgré la signature, les affrontements se poursuivent entre les FARDC et les forces du M23-AFC, que Kinshasa accuse d’être soutenues par le Rwanda. Toutefois, certaines mesures immédiates sont prévues, notamment la libération d’otages des deux camps, pour apaiser les tensions et favoriser le dialogue.
Cet accord s’inscrit dans la continuité des engagements pris en juillet dernier lors de la paraphe d’un accord de principes. Ce document initial évoquait déjà la création d’une force spéciale intérimaire et d’un mécanisme multilatéral de suivi du cessez-le-feu incluant l’Union africaine et le Qatar.
Le M23-AFC, par la voix de son secrétaire permanent Benjamin Mbonimpa, tempère l’enthousiasme :
« Il n’y aura aucune avancée concrète tant que les protocoles n’auront pas été négociés et adoptés. Le chemin vers une paix durable reste long. »
Par Didier Mbongomingi









