Le 7 janvier 2026 marque une nouvelle étape dans la politique étrangère américaine. Par un mémorandum présidentiel, Donald J. Trump a ordonné le retrait des États-Unis d’un vaste ensemble d’organisations internationales, conventions et traités jugés « contraires aux intérêts des États-Unis ». Cette décision s’inscrit dans la continuité du décret présidentiel 14199, promulgué le 4 février 2025, qui avait déjà initié un examen systématique de l’engagement américain au sein des institutions multilatérales.
Le processus, confié au secrétaire d’État en consultation avec le représentant américain auprès des Nations Unies, visait à identifier les structures internationales dont la participation ou le financement ne servaient plus les priorités nationales. Après remise du rapport, le président a tranché : les États-Unis se désengageront de dizaines d’organisations, allant des forums environnementaux aux instances de coopération économique et culturelle.
La liste est impressionnante. Elle inclut des organismes non onusiens tels que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, ou encore l’Union internationale pour la conservation de la nature. Du côté des Nations Unies, le retrait concerne des commissions économiques régionales, des programmes de consolidation de la paix, des initiatives sur le climat et la biodiversité, ainsi que des entités emblématiques comme ONU Femmes ou la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Le mémorandum précise que les ministères et agences exécutifs doivent mettre en œuvre ce retrait « dans les meilleurs délais », en cessant toute participation et tout financement, dans la limite permise par la loi. Le secrétaire d’État est chargé de fournir des directives supplémentaires pour assurer une transition ordonnée.
Au-delà de la technicité juridique, cette décision illustre une volonté politique claire : redéfinir la place des États-Unis dans le monde en privilégiant une approche unilatérale et nationale. Le président insiste sur le fait que ce retrait ne doit pas être interprété comme une atteinte aux prérogatives légales des départements exécutifs ni comme la création de nouveaux droits ou avantages pour des tiers.
Ce tournant, publié au Journal officiel fédéral, résonne comme un signal fort : Washington entend se libérer des contraintes multilatérales pour affirmer une souveraineté sans compromis. Reste à savoir quelles conséquences ce désengagement aura sur l’équilibre international, notamment dans les domaines du climat, de la paix et du développement, où la voix américaine pesait jusqu’ici de manière décisive.
Par la rédaction









