Le jeudi 15 janvier, la capitale togolaise a accueilli une visite de haut niveau. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, est arrivé à Lomé où il a été reçu par le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé. Ce dernier, désigné médiateur principal de l’UA pour l’est de la République démocratique du Congo, conduit les préparatifs de la réunion d’harmonisation des initiatives de paix prévue le 17 janvier.

La rencontre entre les deux responsables s’est inscrite dans un contexte marqué par l’urgence de coordonner les efforts africains face aux crises persistantes dans l’est de la RDC. Depuis plusieurs décennies, cette région est le théâtre de violences armées, de déplacements massifs de populations et de tensions régionales qui affectent la stabilité de l’ensemble des Grands Lacs. C’est pour répondre à cette situation que l’Union africaine a choisi de centraliser ses initiatives à Lomé, en confiant au président togolais un rôle de facilitateur.

Mahmoud Ali Youssouf n’était pas seul : il était accompagné du panel des Facilitateurs de l’UA, composé d’anciens chefs d’État africains. Leur présence traduit la volonté de l’organisation panafricaine de mobiliser des figures respectées, capables d’apporter leur expérience diplomatique et de renforcer la crédibilité du processus. Ensemble, ils ont échangé avec le président Gnassingbé sur les mécanismes à mettre en place pour restaurer une paix durable et bâtir une stabilité régionale.

Cette séquence ouvre la voie à la réunion du 17 janvier, qui doit rassembler les principaux acteurs africains autour d’une feuille de route commune. L’objectif est clair : harmoniser les initiatives diplomatiques, éviter la dispersion des efforts et affirmer le rôle de l’Union africaine comme pilier central dans la résolution des conflits du continent.

Par Thierry Bwongo

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