La malnutrition sévère chez les enfants de 0 à 5 ans connaît une recrudescence inquiétante dans plusieurs structures sanitaires de Kalonge. Selon des sources médicales, plus de 70 cas sont enregistrés chaque mois à l’hôpital local, un chiffre alarmant qui ne tient pas compte des enfants suivis dans les centres de santé périphériques.

« La moyenne est d’environ 70 cas par mois ici à l’hôpital, sans compter ceux pris en charge dans les structures communautaires », confie un médecin. Cette tendance illustre une dégradation rapide des conditions de vie et de l’état nutritionnel des enfants dans cette zone enclavée.

La société civile tire également la sonnette d’alarme sur la vulnérabilité des femmes enceintes, elles aussi gravement touchées par la malnutrition et privées d’une prise en charge adéquate. « Les structures sanitaires locales manquent cruellement de médicaments et d’aliments thérapeutiques. Cette carence entraîne une détérioration accélérée de l’état de santé des enfants et favorise l’apparition de complications liées à l’affaiblissement de leur système immunitaire », déplore Yoweli Nyabirugu, membre de la société civile de Kalonge.

Face à cette crise jugée critique, la société civile appelle à une mobilisation immédiate des autorités sanitaires, des partenaires humanitaires et des organisations non gouvernementales. « Nous demandons une réponse nutritionnelle urgente, accompagnée du rétablissement de l’accès humanitaire, afin de sauver des vies », plaide Yoweli Nyabirugu.

Situé au cœur du Parc national de Kahuzi-Biega, le village de Kalonge est aujourd’hui fortement isolé en raison des affrontements opposant l’AFC/M23 aux groupes Wazalendo. Dans ce climat sécuritaire précaire, les prestataires de santé réclament une assistance humanitaire d’urgence pour éviter une catastrophe sanitaire majeure.

Kanoba Obadias

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